Dernière minute

dimanche 12 juillet 2009

Nous voici enfin arrivés à notre nouvel appart. Mon Dieu, nous avons changé de dimension. C'est comme passer du centre-sud à Outremont. C'est justement grand comme l'appart que nous avions à Outremont, plus grand même. Allez savoir pourquoi on avait loué l'autre. Sur photos, c'était bien pourtant; en vrai c'était pas si pire, mais c'était sombre, le plafond était bas, pas sûre que c'était si propre... Et la vue, je n'en parle plus. Bref, notre voyage à Barcelone peut commencer.

Demain, nous verrons si nous pouvons récupérer la caution de l'autre appart. Prions, car comme c'est là, on est dans le trou à Barcelone ;-)

Enfin, je suis tellement contente que le problème soit réglé, et que Dieu bénisse cette femme qui nous a accueillis!

Dernière heure



Ici, il est 16h34. Sur environ 10 messages envoyés hier, deux locateurs ont répondu. Deux femmes. La première voulait vraiment nous aider, mais l'appart était vraiment laid. La seconde a son propre appart à louer pour deux semaines, dans le quartier Gracia (c'est un peu le plateau de MTL). On est y allé ce matin pour visiter le quartier, on a vu le building de l'extérieur. Ça n'a rien à voir, absolument rien à voir. Il y a des cafés, des restos, des épiceries, de jolies terrasses et plein de parcs pour les enfants! Les filles se sentaient déjà mieux. À 19h00, nous rencontrons la femme de ménage, qui nous ouvrira l'appartement. Nous ne l'avons vu qu'en photos, mais déjà c'est mieux que ce que nous avons ici. Alors, nous quitterons en taxi avec tous nos bagages.

L'employé du locateur viendra reprendre les clés, mais je ne sais pas si je dois les lui donner, car j'aimerais ravoir la caution d'environ 350$. MA est mal à l'aise avec ça. Mmm, je ne sais pas quoi faire. Mais bon, l'important est qu'on sacre notre camp d'ici.

Déjà, les gens de la rue commencent à s'installer pour leur travail. Éléonore regarde ça par la fenêtre et trouve que les hommes et les femmes ont des comportements fort étranges...

Nous tenterons de mettre de nouvelles photos en ligne bientôt. Avec tout ça, nous n'avons pas eu le temps de le faire.

Enfin à Barcelone... Enfin?



Les deux dernières journées en France ont été magnifiques. On y serait resté dans notre petit village. Soupir. Nous avons entre autres visité le village de Collioure. Pour moi, c'est le clou du voyage. Toutes ces vignes à flanc de montagne, cette église qui se jette à la mer. C'est bouleversant. À mon avis, ce village vaut le détour beaucoup plus que Carcassonne. Nous sommes aussi allés à Céret, village des cerises, où il n'y avait plus de cerises! Qu'à cela ne tienne, nous sommes allés visiter le musée (c'est ce que nous voulions faire d'ailleurs). En effet, au cours du XXe siècle, le village a accueilli plusieurs peintres dont Picasso.

La veille de notre départ, nous avons assisté à l'abrivado de notre village. Cela consiste à 'lâcher' dans les rues du village des taureaux que des 'attrapeurs' tentent d'attraper. Les bêtes sont contenues par le manadier et les gardians montés sur de superbes chevaux camarguais. C'était impressionnant et authentique. J'ai vraiment apprécié, d'autant plus que nous étions à côté d'un homme et de sa femme qui connaissaient bien l'abrivado. Ils nous ont expliqué le fonctionnement, raconté des anecdotes, etc. C'était sympa.

Hier, nous avons pris le train à la gare de Montpellier. Rien à voir avec le TGV!! Là on est dans le orange et brun. On est dans le vieux. Il fallait voir la tronche des filles. C'est ça le voyage.

Et puis ce train n'a pas non plus la vitesse du TGV! On a mis environ 6 heures pour gagner Barcelone (le voyage en auto prend env. 3 heures!). La gare de Barcelone est spacieuse, propre, on avance sans se faire bousculer. Bonne première impression. On a attendu le taxi 2 minutes. Chauffeur de taxi d'origine colombienne sympa (il parlait donc l'espagnol et non le catalan). J'ai donc pu lui poser quelques questions de mon petit livre d'espagnol, un peu inutile en pays catalan. Nous avons rigolé. Pour la première fois, Éléonore aimait être en taxi, alors qu'elle déteste habituellement. Le prix de la course est très raisonnable. Deuxième bonne impression.

Et là, le taxi nous dépose au milieu de l'enfer... Notre appartement est situé au coeur de ce qui ressemble, puissance 10, au coin de St-Laurent/Ste-Catherine. Nous accueille une rangée d'environ 30 prostituées. En fait, les prostituées, ce n'est pas le pire. Le pire, c'est ce qui entoure les prostituées: les gangs louches, les vieux monsieurs libidineux, etc. Notre loueur a du retard. Nous attendons au coin d'une rue avec nos deux filles, nos 4 valises, nos sacs. À côté de nous: 3 poubelles débordantes, une couple de prostituées. Des gens qui vont dans tous les sens, les mêmes qui passent et repassent sans arrêt. Où avons-nous atterri??? 99,9% des gens qui nous parlent de Barcelone aiment Barcelone. Je n'ai entendu que du bien. Nous ne comprenions plus rien. Je sentais que Marguerite allait craquer. Je lui ai dit qu'elle attende dans l'appartement. Qu'elle devait être forte. J'ai rappelé le loueur en lui disant que c'était inacceptable comme situation, qu'il nous faisait attendre au milieu de tout ça. J'étais en cr... Quand il est arrivé, je lui ai serré la main avec l'air le plus bête que j'ai jamais eu. Mauvaise, très mauvaise 3e impression.

Une fois dans l'appart, qui est acceptable quand même, nous avons discuté avec le loueur en lui disant que ce n'était pas un quartier habitable avec des enfants. Il comprend la situation et nous a laissé jusqu'à lundi pour trouver autre chose. Nous ne lui avons rien payé. Il se sentait mal je crois.

Depuis hier, je cherche un nouvel appart. Pas évident. J'ai écrit à environ 10 personnes. Une m'a rappelée, mais l'appart qu'elle loue est hyper laid. Les autres ne répondent pas encore. Comme j'ai la tête dure, je vais trouver coûte que coûte. C'est pas vrai, que je vais passer deux semaines ici. Si certains parmi vous connaissent des bons plans, avez des contacts, merci de nous les indiquer.

À la plage

mercredi 8 juillet 2009

Le lendemain de notre arrivée, c’était dimanche. Nous avions décidé de prendre une journée de ‘congé’, histoire de reposer les filles. Nous leur avions dit qu’elles pourraient dormir le matin. Surprise (ou peut-être pas en fait) elles se sont réveillées assez tôt. C’est là tout l’esprit de contradiction des enfants. Ou peut-être est-ce la chaleur écrasante, les cloches de l’église qui sonnent jour et nuit, les bruits du marché qui se déroule à 10 pas de notre porte, le pépiements des hirondelles qui les ont sorties du lit! Je crois bien que le matin ici c’est plus bruyant qu’à Paris, bien que Portiragnes soit un village de 3000 âmes environ!

Après un petit déjeuner d’un pain pas très bon (dommage, ici le pain n’est pas terrible. Il est cuit sur place, mais pas pétri par un véritable boulanger), nous sommes allés au marché. Très très sympa, ce petit marché. Tout Portiragnes y est. Nous y avons acheté des légumes, des fruits, des olives, du fromage, des œufs et sommes entrés pour prendre une bouchée. Tout était bon et frais. Ensuite, nous sommes partis vers Bézier. La chaleur est écrasante. Je n’ai jamais eu si chaud. C’est tout simplement intenable. À Bézier, nous avons acheté des trucs de plage et avons décidé d’aller nous écraser (le terme ici est bien choisi) sur la plage à Portiragnes. Dans de telles chaleurs, c’est le meilleur endroit où se trouver! La mer est tellement belle (pas d’algues, pas de veilles bouteilles de plastique, pas vieux tampons, pas de méduse, rien que de l’eau bleu et limpide). Et je ne vous parle pas de la sensation de se jeter à l’eau après avoir eu si chaud! Nous avons donc lézardé ainsi pendant tout l’après-midi.

Ce soir-là, nous avons soupé d’un poulet rôti, d’une salade de tomates toutes fraiches et de petites pommes de terre. Évidemment, nous avions du vin, acheté sur la route du retour de la plage. Le vin, les abricots, les pêches, les tomates, les nectarines, c’est comme les pissenlits sur notre terrain : on se penche et on en trouve!

Comme première journée, c’était réussi.

Le défi ce jour-là : trouver une place sur la plage, sans monokini à proximité (non, non, ça n’a rien à voir avec Marc-André!!), car Marguerite ne peut tout simplement pas supporter cette pratique, qu’elle ne comprend absolument pas! Je crois que je ne l’avais jamais encore vu aussi mal à l’aise!


Le tour de France ou l’empêcheur de tourner en rond

Hier, lundi, nous avions décidé de conduire jusqu’à la Camargue (MA se débrouille très bien au volant, et nous bénissons l’invention des ronds-points!!!). En route, nous nous sommes arrêtés à Sète, ville où est enterré Paul Valéry. Je crois que jusqu’ici dans ma vie, je n’avais jamais vu un soleil si éblouissant. On avait du mal à tenir nos yeux ouverts. Et la chaleur. C’était presque insupportable. Nous avons trouvé une petite plage privée et y sommes descendus. Et là, c’était comme un baume. Un vent sec et un brin frais, la mer où marcher. Je me suis assise sur un rocher, dans le vent et j’y aurais bien passé la journée. C’était magnifique. Parfois, j’ai du mal à croire qu’on est là. Mais nous avons dû remonter vers l’auto (des marches… encore. C’est là le thème de nos vacances, je crois). Nous avons repris la route vers la Camargue. Les filles devenant un peu insupportables (remarquez l’euphémisme), nous avons roulé jusqu’à un petit village appelé Maguelone. Nous y avons déniché un petit resto, Chez Charlotte, et avons dîner d’une superbe salade repas : boule de mozza, feuilles de chêne, tomates, concombres, salade de pois chiches au cumin, pain frais délicieux, tapenade d’olives noires. Je vais me souvenir de cette salade. Trop bon.

Retour à l’auto. Étouffant. À la Grande-Motte, les ennuis commencent. Le tour de France passant dans le coin, les routes sont barrées, on est détourné. Le bouchon nous a ralentis et a allongé notre itinéraire. Nous avons donc dû remonter vers Lunel (village que je voulais voir depuis mes 13 ans! J’ai toujours dis que si je me mariais, ce serait là. Toutefois, pas d’inquiétude, nous ne nous sommes pas mariés!!! Mais nous avons quand même visité l’église.). Petit café avant de reprendre la route vers Aigues-Mortes.

À Aigues-Mortes, nous sommes allés visiter les Salins. La visite se fait dans un petit train couvert. Pas besoin de marcher. Heureusement, car je crois que ça aurait pu être dangereux avec cette chaleur! Visite vraiment intéressante, que je tenais à faire. Enfin, je sais d’où viennent ma fleur de sel et mon sel de table La baleine. Je comprends aussi pourquoi la fleur de sel n’est pas donnée. La fleur de sel arrive sur nos tables à la suite d’un long processus pas mécanisé. On sent l’humain derrière ces petits cristaux.

Visite intra-muros d’Aigues-Mortes. Mignon mais très touristique. La visite aura à tout le moins permis d’expliquer aux filles l’utilité des remparts à une certaine époque.

Retour à l’auto et cap vers Sète. Voir Sète et la mer à nos pieds, c’est magnifique. MA avait proposé que nous soupions à Sète. Mauvaise idée. Trop épuisés pour chercher LE petit resto sympa et pas touristique, nous nous sommes ramassés parmi la horde de touristes, dans un petit resto devant le port, à deux pas de la rue, dans la vapeur des gaz d’échappement et le bruit des motos. Très très désagréable. Quand je suis épuisée et qu’en plus il faut manger dans de telles conditions, j’ai le goût de pleurer. MA est beaucoup plus sage que moi, moins bébé gâté (merci Monique). Après mon boudage, nous avons ri de la situation. Départ de Sète, vers 21h00. Wow, la ville le soir.

À notre arrivée : douche et dodo.

Défi du jour : nous tenir éveillés. Je ne sais pas pourquoi, mais nous étions les 4 crevés. C’était une journée difficile. Je crois que nous aurions eu tous besoin de notre bulle alors qu’on était obligé d’être les 4 dans la même!

Parenthèses

vendredi 3 juillet 2009

C’était une journée spéciale aujourd’hui. Nous allions revoir Mirjam et Johan. Cela faisait 5 ans que j’avais vu Mirjam et Daniel, son fils aîné. Je n’avais jamais encore rencontré son fils cadet, Benjamin (nous avions vu Johan à MTL il y a 2-3 ans). David avait pour sa part décidé de rester avec son grand-père aux Pays-Bas.

Ce matin donc, pas de métro pour nous. Nous avons pris l’autobus no 26, sur la rue des Pyrénées. Cet autobus nous menait directement au parc des Buttes-Chaumont, là où nous avions rendez-vous à 10h. Nous avons rencontré nos amis face au métro Botzaris. On s’est retrouvé comme si nous nous étions vu la veille. À chaque rencontre, c’est comme ça. Nous avons traversé le parc en papotant, en français avec Mirjam, en anglais avec Johan, et par signes avec Daniel, qui parle le néerlandais. Benjamin parle encore un langage qui nous permet d’échanger avec lui! Nous nous sommes arrêtés à une aire de jeux pour laisser les enfants jouer librement. Après un petit café dans un café près du parc, nous avons marché jusqu’à Belleville, quartier multiculturel où nous voulions manger. Nous avons opté pour un petit resto turc où il n’était pas évident d’accommoder 8 personnes! Les proprios, très gentils, ont installés des tables à l’ombre et nous ont servis rapido. Nous avons mangé notre poulet turc, servi avec une salade, du blé, des frites et une sauce au yaourt. C’était frais et bon. De la cuisine familiale.

Nous avons par la suite pris le métro, station Belleville je crois, et nous avons rejoint la station Luxembourg. Ouf, quelle chaleur dans le métro. Nous avons glandé au jardin du Luxembourg (bel endroit où glander!), mangé une glace, marché avec Benjamin. Nous avons relaxé, et ceci n’était pas pour déplaire aux filles, qui sont crevées. MA, Éléonore, Daniel, Johan et moi sommes allés au bassin pour faire une course de petits bateaux (c’était les Pays-Bas contre le Québec). Le bateau battant pavillon Québec a gagné la course haut la main.

Vers la fin de l’après-midi, nous avons gagné le métro Saint Germain des Prés. En chemin, Marguerite a remarqué une boutique Pierre Hermé, où nous nous sommes bien sûr arrêtées. Mais comme il y avait au moins 30 minutes d’attente, nous avons décidé de laisser tomber. Mais comme nous avions goûté aux macarons PH grâce à la générosité de Diep et Jules, la déception a été moindre.

Le métro était encore plus chaud qu’en début de pm. Les poteaux encore plus moites. La foule encore plus dense. Vraiment dégueu. Nous sommes descendus à Strasbourg Saint-Denis et avons gagné notre station, Maraîcher. Allez hop, tout le monde dans notre petit studio. Recourses au Shopi, mais avec Mirjam cette fois. Préparation du repas. Repas en groupe. Plein de trucs au menu. C’était bien d’être ensemble. Les enfants jouaient au ballon dans la cours intérieure. Benjamin, s’y promenait pieds nus, couche pleine et cheveux en bataille. C’est bien les vacances. Vers je ne sais plus quelle heure, nous avons conduit nos amis à l’arrêt du bus no 26, et ils sont retournés à leur hôtel près du métro Botzaris. Ils rentrent demain aux Pays-Bas. Quand nous reverrons-nous? Allez savoir.

Paris, c’est fini. Nous avons rangé nos trucs dans nos valises (en fait, j’ai rangé les trucs de tout le monde dans les valises ;-), nettoyé le studio, bu une dernière coupe de vin. Quand reviendrons-nous? Allez savoir.

Demain, nous prenons le TGV à 9h20, gare de Lyon. MA est allé cherché les billets tantôt. Le proprio de l’endroit où nous habitons, monsieur Fourmy, nous a offert très gentiment de nous accompagner à la gare. À ceux qui voudraient venir à Paris, je recommande chaudement l’endroit où nous avons habité. C’était sympa, bien situé et surtout, les proprios sont absolument chaleureux, gentils et agréables.

Demain, nous serons à Montpellier vers 13h00. Nous irons chercher l’auto que nous avons louée et nous roulerons vers Portiragnes, là où nous habiterons pour une semaine. Je ne sais pas si nous avons une connexion Internet. Impossible de dire si nous pourrons poster un texte demain soir.

Allez, je sors respirer l’air de Paris le soir.

Le Marais

jeudi 2 juillet 2009

Les troupes commencent à être fatiguées. Une semaine à Paris, c’est assez je crois. C’est intense. Deux semaines et on vire fou. Chaque fois qu’Éléonore entend une sirène, elle sursaute et chaque fois que Marguerite traverse une rue, elle a l’impression de risquer sa vie (c’est pas moi qui le dit, c’est elle-même). Et c’est sans parler de tous ceux qui nous foncent dedans, qui nous bousculent, sans s’excuser évidemment. Il faut toujours aller vite vite vite. Moi, ça peut toujours aller, mais imaginez-vous Marc-André ;-)

Notre journée a été bien remplie. De la station Maraîcher, nous nous sommes rendus à Châtelet-Les Halles (encore). Nous sommes allés visiter l’Église St-Eustache, là où (j’ai trouvé le u accentué!) Molière a été baptisé, où Louis XIV a fait sa communion et où les funérailles de La Fontaine ont été célébrées. Dans cette canicule, les églises sont les endroits où aller. Et puis c’est émouvant. Le poids de l’histoire, moi ça m’émeut.

Retour au soleil. Le but étant de regagner la rue Rambuteau. Pour dîner, Marguerite a choisi un petit boui-boui libanais. Mmmm c’était bon et frais : assiette de mezzé végétariens pour les filles, shish taouk végé pour moi et shish taouk au poulet pour MA. Gomme à la menthe pour dessert. Ça change des sandwichs jambon/beurre et ça fait du bien.

Petit arrêt dans une librairie de BD, où Éléonore s’est acheté des Ariol. À MTL, on trouve qu’un seul titre, toujours le même. Elle n’a pas pris de chance, elle a acheté les 3 qu’elle n’avait pas.

En sortant de la librairie, on a marché sur Rambuteau jusqu’à Beaubourg et on a rejoint ainsi Montmorency. Et là, au 31, Le petit atelier de Paris. Enfin. Depuis le mois d’octobre que j’attendais ce moment. Leur céramique blanche et irrégulière est touchante (je sais, c’est bizarre, mais elle me touche cette céramique). Et puis, les proprios pourraient ouvrir leur boutique plus souvent, exporter, etc. Mais ils refusent. Ils fabriquent de petits objets blancs, utiles, irréguliers, tout simples.

En sortant de la petite boutique, nous avons marché jusqu’au Centre Pompidou. Nous avons visité l’expo Kandinsky (dire que j’ai lu son livre Du spirituel dans l’art. Mon cerveau ne pourrait probablement plus le supporter.) et l’expo Elles. Il s’agit d’une expo d’œuvres de femmes. Évidemment, il y a des incontournables : Orlan, Nicki de Saint-Phalles, Calle (très touchantes ses photos de chambres d’hôtel) et d’autres moins connues (de moi, peut-être pas de vous) dont j’ai oublié le nom. Certaines œuvres ont amusé les filles, comme la robe en viande, d’autres les ont un peu ‘remué’, surtout Marguerite, qui est plus réservée. Les vidéos d’expérimentation du milieu des années 60 l’ont laissée un peu dérangée. Dans une salle, des vidéos d’art étaient projetées au mur. Pour être sûre de ne pas être trop dérangée, Marguerite regardait ENTRE les vidéos. Ainsi, elle s’assurait de ne pas voir la dizaine de personnes qui célébraient la chair en dansant avec des poulets ou une dame toute nue faisant du ballet classique. J’en passe. L’art moderne, sans son discours théorique reste parfois obscur (marraine, ne te fâche pas). Éléonore s’est davantage amusée de tout cela. Nous avons ensuite visité l’expo permanente. Bien sûr, la visite s’est terminée à l’extérieur devant la fontaine Stravinski. Bruno et Michèle, on a pensé à vous.

Nous avons terminé le circuit en marchant sur la rue Rambuteau/Franc Bourgeois afin de rejoindre la Place des Vosges. Petit repos Place des Vosges (on aurait bien dormi sur le banc de parc!!) avant de rejoindre le métro Bastille, direction Nation et puis direction Maraîcher. Et puis chez nous. CREVÉS. 18h20. Après une pause, MA, Éléonore et moi sommes allés chercher faire de petites courses pour le souper. Marguerite a préféré rester sous clé. 15 minutes, pas plus.

Demain, nous passerons la journée avec Mirjam et Johan et 2 de leurs fils (ils en ont 3, comme Patrick et Claudia. À eux 4, ils ont une équipe de hockey. Enfin, il manque le gardien, mais c’est un détail. ). Nous les rencontrons à 10h aux Buttes-Chaumont, métro Botzaris. Pour nous embêter, on annonce de la pluie demain. Nous passerons la matinée au parc et déciderons du programme pour l’après-midi. Il faut penser à un programme qui accommode 8 personnes!

La suite des aventures demain soir peut-être (selon l’heure à laquelle nous entrerons).

Défi du jour de Marguerite : ne pas mettre les mains sur les poteaux de métro. Vraimmmment dégueu. Opération Purel nécessaire (j’en connais deux qui ne toucheraient pas à ces poteaux).

Un deux trois Soleil

mercredi 1 juillet 2009

Ce matin, nous n’avons pas pris notre métro à Maraîcher, mais nous avons décidé de marcher jusqu’à Nation. De là, nous avons rejoint Châtelet-Les Halles. Nous y sommes descendus et avons marché jusqu’au musée du Louvre sur la rue de Rivoli. Dans la cours intérieure du musée, le soleil tapait fort. Heureusement, nous n’avons pas attendu trop longtemps avant d’entrer dans le musée. Toutefois, sous la pyramide du Louvre, c’est comme une mini serre. Et la file est pas mal plus longue. Quelle horreur. Une fois nos billets en poche, nous sommes aller manger au Carroussel du Louvre. Après, nous étions fins prêts à commencer la visite du musée. Marguerite voulait aller voir la Joconde. Elle n’était pas la seule qui voulait la voir. Ouf. Que de monde. Et c’est pas tout le monde qui sent bon! Bien quelle soit intéressante à regarder, la Joconde se fait damer le pion par les gens qui la regardent. Ce sont eux que Marc-André a photographiés. Par la suite, nous sommes allés voir Le sacre de Napoléon, de Jacques-Louis David. J’adore cette toile.

Nous avons poursuivi la visite avec les peintres français du XVII au XIXe siècle, surtout les peintres de Diderot. Nous avons terminé par l’Égypte ancienne. Et il fallait sortir de là, vu l’ennui profond d’Éléonore, qui n’a jamais supporté les musées. On a une belle photo d’elle qui montre son désarroi, mais on ne peut pas la mettre sur Flickr. Toutefois, elle a suivi sans s’impatienter et sans nous embêter. Mais faudrait pas en plus lui demander d’aimer ça! Je me dit que ce qui lui reste dans les yeux et dans la tête, c’est déjà ça de gagner!

Quand nous sommes sortis du Louvre, le soleil tapait plus que jamais. Nous avons décidé de marcher jusqu’aux Galeries Lafayette, car j’avais une petite course à y faire. En marchant, Éléonore m’a dit « C’est beau Paris, mais c’est stressant ». Je suis assez d’accord avec elle. Il ne faut surtout pas s’arrêter pour réfléchir à notre direction, hésiter à une traverse, sinon gare à vous! On vous rentre dedans, on vous bouscule ou bien vous rester au coin d’une rue sans jamais pouvoir traverser. Alors il faut foncer. On se sert de Marguerite ou d’Éléonore comme bouclier :) Parfois, pris dans une foule, on entend Éléonore qui dit « Foncez! ». Et puis faut faire gaffe à où on met les pieds…

Nous voulions allez au cinéma ce soir voir le dernier film d’Emmanuel Mouret, mais nous sommes trop crevés. Nous sommes rentrés, avons fait les courses et avons acheter de quoi souper chez un traiteur vietnamien près de notre maison, rue des Pyrénées.

Donc, à mi-parcours de notre semaine à Paris, nous pouvons dire que tout va assez bien. Il est évident qu’avec des enfants, c’est différent. Le soir, on reste tranquille. Le matin, on part plus lentement. Les repas se prennent plutôt à heure fixe, bien que les filles ne soient pas vraiment prises dans des routines rigides (Dieu merci!). Il faut toujours avoir sur soi une bouteille d’eau, une collation et prévoir une toilette à chaque arrêt. Le soir, on rentre à la maison, et elles retrouvent un semblant de chez-elles.

Pour les enfants, je trouve que Paris est un bel endroit pour affronter les certitudes. Tout est plus intense que ce à quoi on est habitué : les odeurs, la foule, les bruits, les produits. Ici, les gens affichent aussi davantage leurs différences. On est loin d’un monde blanc, francophone et homogène, et c’est tant mieux. Depuis que nous avons quitté la ville, je trouve que c’est encore plus important de mettre les filles devant l’inconnu. Le pire qui pourrait arriver c’est qu’elles croient que le monde se résume à ce qu’elles voient et qu’elles se ferment à ceux qui n’en font pas partie.

Bonne nouvelle pour nous. Nous aurons de la visite vendredi. En effet, Johan et Mirjam viendront nous visiter avec deux de leurs fils! Au programme vendredi : Le Parc des Buttes-Chaumont et peut-être un tour de bateau sur le canal St-Martin.

Demain : enfin, le Marais, le musée Pompidou (ça c’est à la demande d’Éléonore, qui a aimé ce musée dans un livre. On vous en reparle demain!) et Le petit atelier de Paris. Depuis que j’ai lu un article sur cet endroit, je veux y aller. Ils font des trucs en céramique pas possible. C’est demain que ça se passe.

Quiz : à quelle toile appartient ce détail?

Le défi du jour : ne pas penser à la conversion $/euro.