Un dimanche à Lucca

lundi 5 juillet 2010


Ce matin, nous avons dormi tard pour nous remettre de notre route de la veille. Après le déjeuner, nous avons profité de la piscine et, surtout, de la vue. Johan, tu avais raison : c’est sublime. Je regarde où je suis et je me pince. On était vraiment bien, sur les chaises longues, sous les parasols. Quand la faim nous a pris, on a décidé d’aller passer l’après-midi à Lucca et de revenir avant le soir.

Il faisait chaud, mais un bon vent soufflait sur Lucca. Comme c’était dimanche, la ville n’était pas bondée et on pouvait marcher tranquillement. Nous avons stationné l’auto dans le stationnement extra muros, à la porta Sant’Anna. Lucca est connue pour ses remparts qui datent de la Renaissance et parce qu’elle est restée quasi intacte malgré les 2 guerres mondiales. Nous voulions aller manger au Forno Giusti sur la Via Santa Lucia, mais c’était fermé. Nous avons opté pour La Grotta dell’Anfiteatro, où nous avons commandé des sandwichs : fromage et aubergines marinées sur foccacia pour Éléonore et moi et saucisson, fromage, tomates séchées pour Marguerite et MA. Le monsieur qui nous a servis était très sympa et parlait lentement pour nous aider à bien commander. Nous sommes allés manger sur les marches de la Chiesa Di San Michele et avons regardé les scènes de rue. Après le repas, nous sommes entrés dans l’église, et Éléonore a allumé un lampion pour grand-mère. Nous avons marché sur la Via Fillungo, une petite rue pavée bordée de boutiques. Nous avons cherché des accès Internet, car j’ai un profond besoin d’aller consulter mon compte de banque et mes placements en bourse, héhéhé! Toutefois, mon compte n’est pas accessible sur des réseaux non protégés. Nous avons quand même réussi à poster deux textes et deux photos! Les photos sur Flickr, par contre, devraient venir plus tard. Il nous faut plus de temps de connexion.

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés au Leclerc de Gallicano pour faire quelques courses. Nous sommes entrés à la maison sans nous perdre et nous avons préparé le repas du soir. Pour finir la soirée, nous avons fait des parties de Mikado et avons bien rigolé avec les filles, qui sont allées se coucher seules!!!

Demain : cap sur Florence. Si je venais souvent en Italie, je resterais à la maison sans bouger davantage. C’est comme le paradis.

La photo est de la maison que nous habitons, Edora.

Lucca

dimanche 4 juillet 2010

Aujourd'hui, dimanche, nous sommes à Lucca, pas très loin d'où on habite. Il fait beau et chaud. Ce matin, nous avons dormi et profité de la piscine. J'écrirai plus demain, car nous avons posté les textes d'aujourd'hui d'une rue de Lucca, la via Fillungo, où nous avons capté un réseau sans fils. Je vous écris assise sur un bout de trottoir. Pas pratique. Ciao Ciao ;-)

L'Italie




Samedi nous avons plié bagages à Esparron. Nous avons discuté un peu avec le locateur, le temps qu’il nous suggère une route vers l’Italie qui n’était pas qu’autoroute. Direction Saint-Maximin où nous sommes allés prendre la A8 jusqu’à Saint-Paul-de-Vence, ville où Yves Montand a épousé Simone Signoret. Mais ce n’est pas ce qui nous amenait là. Nous tenions à aller visiter le musée de la fondation Maeght (Michèle, nous avons dû faire impasse sur Grasse pour cause de manque de temps, mais nous n’avons pas fléchi sur le musée!). C’est un musée dont l’architecture est parfaitement intégrée à la nature et où des œuvres s’exposent à l’extérieur. C’est très calme et frais comme endroit. Ça nous a rappelé la maison Mies van der Rohe à Barcelone. Il y avait le même marbre au sol et les mêmes espaces qui débouchent sur l’extérieur. Il y avait une expo Giacommetti. Ça tombait bien, car j’aime ces personnages tout en longueur qui ont fait dire à Éléonore qu’ils semblaient avoir séchés sur place après avoir eu très chaud!

À la boutique du musée, Éléonore a décidé de se lancer dans une collection de toupies. Je ne sais pas ce qui se passe, mais il y a des toupies partout où l’on va. Et il n’y a plus de crayons pour la collection de Marguerite!

Après la visite du musée, nous avons rejoint Nice et la Promenade des Anglais. Nous avons donc roulé en bord de mer jusqu’à Menton, en passant par Monaco, Monte-Carlo, etc. Le rocher de Monaco qui se jette dans la mer est impressionnant. L’eau est claire, et des voiliers parsèment l’eau. Passer par là m’a permis de constater que j’étais bien contente de n’avoir pas loué sur la Côte d’Azur : trop bling-bling, trop clinquant, trop tout. C’est un jugement qui est peut-être à l’emporte-pièce, mais bon, le premier coup d’œil ne m’a pas convaincue. Même Menton et ses citrons (que nous n’avons pas eu le temps de voir) ne m’a pas gagnée.

Tout de suite après Menton, l’Italie.

Faire connaissance avec l’Italie par ses autoroutes peut être décevant. Pardonnez-moi tout le monde, je vais peut-être blasphémer, mais j’ai été déçue que ce ne soit pas magnifique. Ce que l’on voit est souvent déglingué et pas très charmant. Tout ce qu’on voit dans les livres et à la télé est bien caché. Et c’est pendant longtemps que l’on a roulé ainsi sur l’autoroute. Jusqu’à Lucca. À Lucca, nous nous sommes arrêtés dans une épicerie pour acheter quelques trucs à manger. Nous faisions vite afin de rejoindre l’endroit où nous avions loué, Molazzana, avant la tombée du soir. Nous suivions donc la direction de Castelnuovo di Garfagnana. Nous roulons, roulons. Le soir tombe. Nous ne voyons plus grand-chose. Heureusement, Marguerite est assise devant et guide MA en lisant les panneaux. Moi, je tiens la carte et m’assure qu’on va dans la bonne direction. Les indications fournies par notre hôte tenait en 3 lignes et se terminaient par : une fois à Gallicano, suivez les indications! C’est ce qu’on a fait pour enfin apercevoir le panneau Molazzana. On devait téléphoner à monsieur Pocai une fois là. Vu que notre italien est très très mince et que son anglais l’est aussi, une américaine qui réside dans une des maisons nous a parlé. Elle nous a dit de continuer tout droit pour nous rendre. Elle avait dû trop boire. C’était trop simple. Nous avons continué tout droit dans une petite rue tout étroite, mais c’était un cul-de-sac! Nous avons fait marche arrière et nous avons vu une famille composée d’un grand-papa, d’une grand-maman, de la fille et de la petite fille qui sortait de leur maison. Nous leur avons montré la carte en pointant l’endroit où nous voulions allés. Et là, extrêmement gentils, ils nous ont expliqué le chemin… en italien. Ils nous ont fait des dessins (le père et la fille ont fait des dessins différents! Capito? qu’ils demandaient. Capito pas grand-chose! Capito surtout qu’il fait noir comme chez le loup et que nous sommes dans le caca. Dans le caca dans les Alpes Apuanes! Le gentil grand-papa nous a alors fait comprendre qu’il allait nous mener jusque là! C’était une bénédiction! Nous étions encore loin de notre maison et tout n’est que petites rues en lacet, petites rues qui montent sans cesse. Les filles commençaient à s’inquiéter. En tout cas, les amis, l’Afrique avec les enfants, ce n’est pas pour bientôt! Une fois arrivés, nous avons vu que monsieur Pocai nous suivait! Il nous a aidés avec les bagages, nous a expliqué gentiment toutes les choses. Très très très sympa. Un bon monsieur aussi. Et il nous a dit combien il aimait Mirjam.

J’ai installé les filles dans leur chambre : collé les lits jumeaux l’un contre l’autre (elles étaient contentes de n’être pas dans le même lit et, le soir venu, elles me demandent de coller les lits! C’est à n’y rien comprendre), étendu leur doudou, mis leur taie d’oreiller et couché leur toutou. Elles se sont endormies rapido et nous aussi, après avoir pris une collation.

Ce matin, on a ouvert les volets. Le soleil a inondé les pièces. Et la vue qui s’offre est incroyable. C’est d’une grande beauté. Nous sommes en pleine nature, il y a même un potager devant la maison! L’autoroute est loin. Et nous aussi nous sommes loin! Mais on ne t’en veut pas Mirjam, c’est magnifique et on se sent en vacances. Il fait soleil, un léger vent souffle, les oiseaux chantent, de petits lézards courent en donnant l’impression qu’un grand prédateur leur court après. Il n’y a pas d’autres bruits. Oh si. Des chevaux passent tout près.

Estelle d’Esparron




Ce matin, sur les recommandations du brasseur d’Esparron, nous avons pris de petits chemins de traverse pour nous rendre à Cassis. Nous nous sommes arrêtés dans la garrigue pour respirer le thym qui pousse partout. Quand on s’arrête ainsi, on sent le soleil qui brûle, on sent le thym et on entend le chant des cigales qui peut devenir assez strident.

Hier, on ne savait pas trop quelle direction on prendrait. On ne voulait pas faire trop de route et comme nous sommes assez excentrés, ça devenait compliqué. Marguerite nous a suggéré Cassis. Nous y étions allés avec Mirjiam et Johan, mais Marguerite ne s’en souvenait pas, et Éléonore était dans mon ventre. Alors, nous avons décidé de nous y rendre. On avait aussi le goût de voir la mer.

Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés acheter des fruits. Nous avons discuté un moment avec le commerçant dont l’épouse est née à Vancouver. Il l’a appelée pour lui montrer les Canadiens! Les gens sont très sympathiques, du moins dans les campagnes. Ils sont toujours prêts à discuter, à échanger.

Nous avons gagné Cassis en faisant un détour par Marseille… on ne sait pas trop pourquoi. Les routes nous mènent parfois là où on ne voulait pas aller! Nous ne nous sommes pas arrêtés à Marseille. On ne voulait pas être dans une grosse ville. Nous avons juste vu Notre-Dame-de-la-Garde au loin.

Une fois à Cassis, nous avons marché vers le port et trouvé un endroit pour manger avec les locaux (donc pas sur le port, mais en retrait). Encore une fois, salade mozza pour 3 d’entre nous et sandwich jambon fromage pour une autre. Il fait tellement chaud, que rien d’autre ne rentre que des salades.

Après le repas, nous sommes retournés vers le port où nous avons acheté des billets pour une petite croisière pour visiter 3 calanques de Cassis. On avait fait cela avec Mirjam et Johan… mais on l’a refait, car il faisait tellement chaud et que les filles en avaient envie. Que c’était bon d’être en bateau, dans le vent. Quand il fait si chaud, c’est l’endroit où on est le mieux. Les filles on bien apprécié cette escapade sur le bateau Thallasa. Étrangement, l’animateur était allé partout dans le monde. Eh! Les Québécois! Je suis allé au festival de Jazz de Montréal. Je suis musicien. Eh! Les gens de Lille! J’y suis né. Etc. Pittoresque.

En débarquant du bateau, les filles avaient envie d’une glace. Sorbet au pamplemousse pour les deux. Nous sommes allés voir la mer sur la plage de galets où on a relaxé et où MA s’est baigné. L’eau était chaude et bonne. On était tellement bien.

Retour sur Esparron et courses à Aubagne. Resalade pour souper parce que c’était hors de question que l’on fasse cuire au chauffer quelque chose. On avait du pain, des olives, de la tapenade, du fromage et du ving ;-) On a bien rigolé ensemble.

Après le repas, nous sommes allés marcher dans notre petit village qui ressemble à un décor de cinéma. Au parc du village, nous avons rencontré une dizaine de personnes qui jouaient aux boules. Nous les avons rejointes et passé du temps à leur parler et à les regarder jouer. Une grand-maman gardait sa petite Estelle âgée de 2 ans. Elle était complètement obnubilée par les cheveux d’Éléonore, ma montre, notre vernis à ongle transparent et le serre-tête de Marguerite. Elle nous touchait, comme si on descendait d’une autre planète. Très mignon. On a passé une partie de la soirée à discuter avec eux dans un parc désert. Ce sont ces rencontres que j’aime plus que tout.

Nous sommes rentrés préparer notre départ. Les rues étaient complètement désertes. Sur des portes de garages étaient cloués un lézard séché, des sabots de je ne sais quel animal, une queue de je ne sais quoi et des oreilles séchées de je ne sais pas quoi non plus. Un message : N’engueulez pas le patron. La patronne s’en charge.

Demain, en route vers l’Italie. Bonne nuit.
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Aujourd'hui Cassis

vendredi 2 juillet 2010

Superbe journée de vacances aujourd'hui. Le soleil brille, le ciel est bleu et la mer l'est tout autant. Plus de détails demain. J'écrirai mon texte ce soir, en buvant du rosé et nous trouverons un accès Internet demain, en route vers la Toscane. Plus de photos aussi bientôt.

Cherche-étoile




Aujourd’hui, c’est la fête duplussemieuxpaysdumonde. Bonne fête Kénéda!!!

Pour fêter ça, nous sommes avons décidé de nous rendre aux gorges du Verdon.

Ce matin, nous nous sommes réveillés à 11h30!!! Jamais au grand jamais nous nous levons à cette heure à la maison. C’est sûrement le décalage qui fait cela. Et c’est tellement tranquille ici. Il n’y a absolument aucun bruit extérieur. Bref, même si on s’est levé tard, on a décidé de visiter les gorges quand même et de nous arrêter à Moustier-Sainte-Marie, que vous voyez sur la photo. Ce n’est pas à la porte d’Esparron, mais rien n’est à la porte d’Esparron! Nous sommes vraiment à la campagne, loin de pas mal tout. Sur la route, nous croisons de jolis petits villages. Nous nous arrêtons à Vinon-sur-Verdon pour faire les courses et nous acheter un pique-nique. Nous poursuivons notre route sur la D952 jusqu’à Moustiers-Sainte-Marie. Bien sûr, c’est touristique, mais quel paysage. Ça coupe le souffle. Ce petit village est réputé pour ses faiences (je ne sais pas sont où les trémas). Il y en a partout à vendre. En montagne, le temps est couvert et nous avons eu droit à un orage et une bonne pluie. Nous avons trouvé refuge dans un café… chauffé! La chaleur était bienvenue vu le temps frais et la pluie. Nous avons pris des cafés au lait, une menthe à l’eau pour Marguerite et une glace à la vanille pour Éléonore. Nous avons marché dans Moustier et sommes retournés à l’auto. Direction  les gorges du Verdon. Je m’étais promis d’y venir. Après 4 fois ici, je n’y étais toujours pas venu, car c’est loin.

Sur la route des gorges, au début, j’étais plutôt faible, prise de mes vertiges. Les canyons sont gigantesques, le Verdon, en bas, est comme un serpent. Et la route, toute petite et étroite, donne l’impression qu’elle va nous projeter en bas. Ouf, j’étais faible. Nous avons fait une partie de la route des crêtes et nous nous arrêtions à des belvédères pour admirer le Verdon, qui coule tout en bas. Des courageux faisaient de l’escalade sur les parois rocheuses. Je n’ai pas de mots pour décrire ce que nous avons vu. C’est grandiose.

Après les gorges, nous avons pris la route du retour à Esparron où nous avons mangé une salade de roquette, légumes et mimolette accompagnée pain et de tapenade achetée en route. Et de vin. La vie est pas mal.

Éléonore n’a pas été malade. Marguerite guide MA avec la carte. Pas de dispute.

Demain, on ne sait pas encore ce que nous ferons.

Avez-vous trouvé l'étoile sur photo?

Aix-en-Provence




Drôle de journée. Pas tout à fait de vacances. La journée était belle et très chaude, trop chaude pour être dans une ville. Aix était moins belle que dans mon souvenir. Nous en avons profité pour passer chez Europcar pour demander à échanger notre gros truc son et lumière qu’ils nous avaient refilé à Lyon. Une dame un peu blasée nous a trouvé une auto automatique et compacte à Marignanne. Trop contents de nous débarrasser de notre pape mobile, nous avons mis le cap sur Marignanne. Mais avant, nous avons arpenté les cours Mirabeau et avons quand même pris le temps d’acheter des câlissons. Et nous sommes passés chez Bouygues pour acheter la carte du cell de MA.

À notre corps défendant, nous sommes entrés dans un Quick parce qu’il avait a un réseau sans fil. Nous n’avions jamais mis les pieds dans un Quick. Tellement déprimant… comme tous les fast food de ce monde. Quand j'y mets les pieds, je comprends pourquoi je n'y vais jamais. C’est là qu’on a fait notre premier post.

Par la suite, on est parti vers Marignanne pour changer d’auto. Maintenant, nous roulons en Golf et c’est pas mal mieux ainsi dans les petites routes que nous fréquentons. Mais tout le monde ne veut pas rouler petit comme nous. On a quand même croisé un crétin en Hummer, sur une petite route du Verdon (pardon à nos lecteurs qui pourraient rouler en Hummer. Vous savez maintenant ce que nous pensons ;-).

Nous sommes rentrés à Esparron vers 21h00 après avoir cherché notre chemin. Pas évident de trouver là où on habite. On n'a pas choisi le plus simple. À Rians, on est tombé sur une petite pizzeria encore ouverte. Elle est située tout près d’un champ (je ne sais plus si champ prend toujours un s. Pas Internet, pas de dictionnaire) de blé tout blond.

Journée pas tout à fait comme on l'aurait voulue. Ce sont là les aléas du voyage. On perd parfois le contrôle... ça donne des leçons.