C'est bientôt fini

samedi 25 juillet 2009

Bouhouhou, c'est bientôt fini!!! Demain, à 9h30, nous quittons Barcelone pour nous rendre à l'aéroport. En fait, nous sommes en paix avec le départ. C'est contents et heureux que nous retournerons à notre quotidien.

Notre escapade à la mer a été une idée géniale! La dame où nous habitons nous a dit que la journée où nous sommes partis, la température est montée à 38,5 degrés à Barcelone, du jamais vu depuis 100 ans! Nous ne nous trompions donc pas quand on disait que la chaleur était insupportable. À 25 minutes de train de Barcelone, c'était le paradis: la mer à 4 mètres de notre balcon de chambre d'hôtel. Toutefois, la chambre elle-même ne gagnera pas de prix de design! Du brun et du blanc, un mini savon, des chambres qui n'ont pas été rénovées depuis au moins 20 ans. Mais c'était propre. Et puis n'oublions pas que nous sommes à 4 mètres de la mer.

Ce petit village compte 4 restos (dont 2 buvettes). Rien de plus. Pas de magasins, pas d'épicerie, rien. Le soir, nous avons soupé dans un de ces 4 restos, au bord de la mer, après avoir pris l'apéro dans un autre! C'était magique. Et le repas délicieux. Éléonore et moi nous nous souviendrons de la sole que nous avons mangée, MA de ses sardines à la plancha et Marguerite de son entrecôte sauce au poivre. Le tout au son du roulement des vagues.

Le lendemain, nous avons passé la journée à lézarder sur la plage: lézard, saut dans la mer, lézard, saut dans la mer, etc. Rien de plus. No brain. Les vagues étaient plus violentes qu'en France. On a bien rigolé à se jeter dans les vagues, mais faut quand même être prudent, car le courant est fort.

Ces deux jours feront partie de nos bons souvenirs. Pas d'asticotage entre les filles. La mer fait des miracles.

Aujourd'hui, dernière journée. Je suis allée visiter le musée Picasso avec Éléonore, et MA et Marguerite sont allés visiter une exposition d'effets spéciaux dans le cinéma espagnol fantastique. Le musée Picasso est certainement un incontournable. Le musée est établi dans 5 édifices du 13e au 15 siècle. Le bâtisse vaut à elle seule le détour. Les oeuvres qu'on y trouve couvrent la période de 1890 à 1967; elles ont été offertes par Picasso lui-même. Éléonore, qui n'aime pas les musées, y a trouvé son compte. L'expo permet de bien saisir l'évolution de l'artiste, et Éléonore a été intéressée par les différences entre les périodes artistiques. Après notre visite, nous sommes allées prendre une collation au café du musée du costume et du textile. La petite terrasse ombragée et tranquille nous a fait du bien.

Retour en métro, préparation des valises, plein de chupa chups chez le vendeur du parc, souper et puis dodo bientôt!

Merci de nous avoir suivis! On a hâte de tous vous revoir.

En route vers Garraf

jeudi 23 juillet 2009

Il fait trop chaud à Barcelone. Ce matin, je suis sortie avec Éléonore de 10h à 12h et nous avions du mal à respirer. Éléonore était rouge comme une tomate. Nous n'avons pas osé sortir de l'après-midi et avons décidé de mettre le cap à la mer jusqu'à demain fin de journée. Nous partons donc de ce pas prendre le train vers Garraf, un village près de la mer à 20 km de Barcelone. L'hôtel donne sur la plage. C'est la proprio qui nous l'a recommandé, ce n'est pas touristique. On vous donne des nouvelles demain.

Toujours plus haut, toujours plus chaud

mercredi 22 juillet 2009

Ce matin, le levé fut tôt: autour de 8h. Ouf, c'était difficile. Nous avons pris le métro jusqu'à la station Espanya, là où on devait prendre le train pour Montserrat. Nous n'avions encore jamais pris le métro à cette heure-là. C'est toute une expérience! Les gens qui rentrent dans le métro poussent pour entrer même s'il n'y a plus de place. Et ceux qui sont dans le wagon ne bougent pas d'un poil (c'est-à-dire qu'ils n'avancent pas vers le fond des wagons). Ce qui fait que les gens pris entre ces deux groupes sont serré comme dans un sandwich. C'était nous, ça. MA était bien appuyé contre une dame bien pourvue qui refusait de reculer d'un pas et qui se serrait bien fermement sur lui ;-) Éléonore était coincée parmi tout un tas de gens. Je tenais la main de Marguerite pour éviter qu'elle ne soit happée par Dieu sait qui ou quoi. Au secours!

Une fois à Espanya, c'était plus calme. On a acheté nos billets pour Montserrat. Le trajet dure environ une heure jusqu'à la gare de Montserrat. De la gare, on monte dans un funiculaire qui nous mène à l'abbaye (on aurait aussi pu prendre un téléphérique, mais l'idée d'être suspendue entre ciel et terre ne me plaisait pas. Et puis dans ce téléphérique,il n'y a pas de places assises). Le funiculaire sillonne donc la montagne jusqu'à presque son sommet. Une fois en haut, la vue est quasi spectaculaire. C'était une très bonne idée d'aller visiter ce site. Et puis la basilique est je crois la plus belle que j'ai vue. J'ai été très touchée par le lieu hors du commun. Nous avons assisté à une prière avec un seul moine qui chantait! Les moines étaient en vacances... à Ibiza! Nan, je ne sais pas où ils étaient, mais ils étaient en vacances. Comme on le sait tous, ils accumulent beaucoup de stress durant l'année... Pfff. Je ne les ai pas entendu chanter,j'étais déçue.

Qu'à cela ne tienne, nous avons arpenté ce site magnifique et ma peur des hauteurs a été mise à rude épreuve. Encore une fois, le soleil tapait fort, mais le vent des montagnes était bon. Vers 15h30, nous avons fait le chemin inverse. La chaleur m'a causé un mal de tête intense. Je me suis endormie sur l'épaule de MA sur le chemin du retour vers Barcelone. Dans le métro, la chaleur était suffocante, c'est comme s'il n'y avait pas d'air. Dans les wagons, c'est presque frigorifique. On passe d'une chaleur extrême à une chaleur insupportable. Nous sommes rentrés à la maison épuisés et étouffés. Il faisait 33 degrés. Après une sieste, nous sommes sortis souper dans Gracia. MA a choisi un petit resto palestinien ou tout était frais tranché. Le quartier est fort animé. Sur les places entourées de restos, les enfants vont à vélo ou jouent au soccer pendant que les parents mangent et boivent. C'est très très cool et relax. C'est drôle, car on commence à reconnaitre des gens du quartier qu'on croise au parc ou même dans le train!

Demain, journée relax. Les énergies sont à la baisse et MA doit rédiger un texte pour FS. Je vais partir avec Éléonore le matin. Les deux soeurs ont besoin de ne pas se voir le visage pour une couple d'heures. À ce stade-ci, presque à la veille du départ, on a tous besoin de notre air (peut-être moins MA, qui est le plus patient, le plus accommodant, le plus doux de nous 4. Ou bien c'est lui qui parvient le plus à se faire une bulle personnelle et elle est dure à crever sa bulle! Parfois, je le teste: les filles et moi arrêtons de le suivre, et ça prend un méchant bout de temps avant qu'il se rende compte qu'il marche seul, héhéhé. Je ris, mais c'est pas toujours drôle ;-

Voici les phrases prononcées le plus souvent au cours du voyage:
J'ai faim.
J'ai soif.
J'ai chaud.
No Catalan.
La cuenta (pour demander l'addition au resto). C'est Éléonore qui est chargée de faire cette demande.)
Avance, il y a du monde qui me pousse dans le dos. (pour ne pas dire qui poussent sur autre chose).
Arrête de marcher sur mes sandales!!! (Quand un adulte étranger a le culot de marcher sur mes talons de sandales, j'ai envie de lui arracher la tête. Ce privilège(de marcher sur mes talons de sandales) étant réservé aux sympathiques membres de ma famille).
Je veux un Chuppa chup (Saviez-vous que c'est Dali qui a créé leur logo?)
Je veux un Calippo.

Vendredi, nous irons à la plage à l'extérieur de Barcelone, je ne sais pas où encore.
mardi 21 juillet 2009

Notre journée a commencé tardivement, car MA devait rédiger un texte et que les filles se sont réveillées tard (au retour, elles sont mieux de dormir comme ça!). Nous avions convenu d'aller visiter les quartiers du mythique F. C. Barcelone. Nous n'étions pas les seuls à aller visiter les quartiers du Barça, cette équipe qui compte plus de 100 ans d'histoire et qui est l'opposante farouche du Real Madrid (cette opposition se manifeste même dans les allégeances politiques des partisans de ces deux équipes. Ceux du Real étant de droite et ceux du Barça, de gauche). Nous avons donc visité le stade et son arrière scène. C'était comme si on était allé visiter le Centre Bell. Les gens sont quasi déments. Ça pousse de partout, ça se fait photographier avec des personnages de cartons, ça achète des bols à chien à l'effigie du club. Complètement fou. C'est à voir quand même. Et toute cette passion pour ces champions est touchante.

Nous avons quitté le stade pour un soleil de plomb. Je pense que c'était vraiment la journée la plus chaude que nous avons eue. On avait du mal à respirer. Nous avons attrapé un autobus et descendu à un El Cortez (l'équivalent de nos La Baie). Vive l'air climatisé. Je n'en pouvais plus et comme Éléonore avait besoin de sandale, c'était le bon moment. Pas très culturelle comme visite, mais on moins on respire.

Juste comme on descendait de l'autobus, le téléphone a sonné. C'était l'employé de notre locateur du studio au coeur des prostituées. Tiens, on ne l'attendait plus celui-là. Il nous a annoncé que le proprio nous remboursait la caution! On lui a donné rendez-vous à notre métro à 18h. Il était là, à l'heure, pour la première fois. Il nous a donc remboursé les 230 euros que nous avions versé avant notre départ! En entrant, j'ai vite retouché la mauvaise critique que j'avais faite sur le site de location. En fait, je n'ai modifié que la fin, qui disait que la caution ne nous avait pas été remise. Le reste de la critique, je l'ai laissée, puisqu'elle est vraie. Bref, tout est bien qui finit bien.

Nous avons pris un verre sur une terrasse près de notre appart, avons rigolé et sommes entrés souper. Je suis par la suite ressortie jouer au parc avec Éléonore.

Demain, escapade à l'abbaye de Montserrat, à une heure de train de Barcelone. Il faudra nous lever tôt. J'aimerais aller écouter les moines chanter. Chaque jour, à 13h, ils chantent. Allez voir des images sur le web, le site de toute beauté. C'est à couper le souffle. C'est le couple rencontré à l'abrivado de Portiragnes qui nous a recommandé d'y aller.

Nous sommes à quelques jours de notre départ. Les filles s'ennuient de leur maison, de leur réalité. Je crois toutefois que nous allons tous retirer quelque chose de ce mois au loin. Les filles ont grandi, ont mûri il me semble.

Il est temps de rentrer je crois. Quand je pense aux gens qui partent 6 mois, 1 an, je leur lève mon chapeau!

Message perso: Bon anniversaire à François, le frère de MA.

Photos à venir demain, car MA s'est endormi pendant que j'écrivais...

O soleil soleil !

lundi 20 juillet 2009

Autre journée ensoleillée aujourd'hui. Le soleil ne finit pas de briller. En presque 30 jours, nous n'avons vu la pluie que 2 fois, moins de 5 minutes en tout. C'est difficile à croire, je sais!

Aujourd'hui, c'était une journée pour les filles. Nous sommes donc allés visiter l'aquarium de Barcelone, qui est situé dans le vieux port. C'était bien, mais il ne bat pas l'aquarium de Boston, que je lui préfère. En plus, celui de Barcelone est hyper cher. Je note qu'ici il n'y a pas de prix famille et que les prix d'entrée des enfants sont quand même assez élevés (En France, dans les institutions, c'est le contraire. Merci André Malraux.) Bref, peu importe le prix, les filles étaient contentes, et il y avait l'air climatisé! En sortant, les filles ont voulu essayer une espèce de manège dont la base est un trampoline. Elles sont allées rebondir dans ce truc pendant 5 minutes. Marguerite a dit que c'était son truc préféré du voyage. Pfff. Parfois, elle rate des occasions de se taire!

Nous avons gagné les Ramblas afin de trouver un endroit où manger. Par hasard, nous sommes tombés sur le resto dont nous avait parlé la dame chez qui nous avions loué à Portignes, Los Caracoles. Ce resto est une institution à Barcelone; il existe depuis 1835. Mademoiselle Bringer nous avait dit qu'on y mangeait une délicieuse paella. Nous y sommes entrés et on s'est vite retrouvé dans un autre univers. L'endroit est sombre, on est comme dans un demi sous-sol, les murs sont couverts de céramiques. Pour nous mener à notre place, le serveur nous fait traverser une série de salles et de couloirs. On passe même dans les cuisines qui ne sont en fait qu'une immense plaque de cuisson de laquelle s'échappe des flammes. Et quelle chaleur!!! Une fois assis, on nous apporte le menu. Nous avons choisi deux de leurs spécialités: poulet à la broche et paella de fruits de mer. Éléonore et moi avons pris une salade en entrée. Il faut des légumes quand même. Sans la salade, il n'y a que le demi-poulet et 25 frites. C'est triste, pas vrai? MA devrait vous parler de la paella, moi ça ne m'a pas renversé (et MA ne restera pas marqué, si j'en crois ce qu'il m'a dit). L'addition, elle, est renversante. En fait, le cadre est plus impressionnant que le contenu de l'assiette. Pour aller à la toilette, il faut aussi traverser différentes salles, monter des escaliers, autres salles et on rentre dans les plus belles et plus propres toilettes que j'ai vues en un mois! Et dans la salle principale, une grande table est mise, les murs sont lambrissés et des cuisses de jambon sont suspendues au plafond.

En sortant, nous avons marché jusqu'au marché La Boqueria. Ouf, quelle intensité dans un seul lieu! C'est plein de monde, plein de fruits, plein de saucissons, plein de jambon (que du jamon partout!), plein de couleurs, plein d'odeurs (les étals de poissons, c'est intense). Nous avons réussi à acheter des jus de fruits frais, mais faut être vites, car c'est stressant, et tout le monde veut des jus de fruits frais pressés! Ce n'est pas un endroit où faire ses courses tranquillement pour le repas du soir! Il y a plein de petits comptoirs sympas où on peut manger. Nous aurions dû dîner là. Trop tard.

Nous sommes sortis de cet endroit frénétique pour gagner une autre petite rue frénétique du Barri Gotic. Et là, nous avons perdu Éléonore 15 secondes. On s'est arrêté à un endroit et elle a continué de marcher!!!! J'ai cru m'évanouir, vomir et mourir (pas nécessairement dans l'ordre). Quand je l'ai vue courir vers moi l'air paniqué, je n'ai jamais été si soulagée. Je crois que mon cœur s'est arrêté et qu'il est par la suite descendu dans mes talons.

Nous sommes allés nous remettre de nos émotions dans un petit café et sommes rentrés à la maison.

Au programme demain: nous ne savons pas encore. Peut-être le stade du FC Barcelone ou la plage. Moi je veux voir le musée Picasso, mais je devrai y aller seule, car les filles ne veulent pas trop venir...

De la gargouille aux monokinis

dimanche 19 juillet 2009

Désolée, hier je n'ai rien écrit.

Je me suis endormie sur le canapé après avoir regardé un documentaire sur les gitans de Barcelone. Ils sont confinés dans le quartier de la Mina, près de l'autoroute qui mène vers la France. Les tensions sont grandes dans ce quartier, maintenant 'envahi par les étrangers', dixit les gitans. Ils dénoncent ces étrangers qui sont venus les envahir et qui menacent leur culture, selon eux. Les Espagnols s'en prennent aux gitans, les gitans s'en prennent aux étrangers, et les étrangers, eux, ils s'en prennent à qui?

Hier donc, nous sommes allés visiter le Barri Gotic, le quartier le plus ancien de Barcelone. On s'y promène dans un dédale de rues étroites. Nous sommes allés voir la Plaça Nova, deux tours cylindriques datant de l'époque romaine. À coté de ces deux tours, des gens ont leur appartement, et des vêtements sèchent sur de petites cordes. Si ce n'est pas côtoyer l'histoire, ça... C'est émouvant quand même. Nous sommes aussi allés admirer la cathédrale gothique, mais nous devrons y retourner pour voir l'intérieur. La file était trop longue pour attendre au soleil. À la suggestion de la dame chez qui nous habitons, nous sommes allés diner dans le café du musée Frederic Marès. Comme il faut connaitre pour tomber dessus, c'était plutôt tranquille. Et c'est mignon comme tout de manger sous les orangers.

Après le repas, nous avons mis le cap vers le port de Barcelone. L'ambiance est complètement autre. Pour un peu on se croirait dans celui de MTL, avec pas mal plus de voiliers qui y sont amarrés! Nous gagnons ainsi le quartier Port Veil. C'est le quartier qu'habitaient les pêcheurs. Quelques maisons basses y existent encore. Plusieurs personnes âgées semblent encore habiter ce quartier. Les pauvres, elles sont envahies chaque été par des jeunes touristes qui rejoignent la plage. Les rues y sont larges, plutôt tranquilles à cette heure de la journée. Les vêtements sèchent sur de petites cordes, les cages des oiseaux sont sorties dehors. Les petits cafés ouvrent leurs portes pour commencer leur soirée.

Nous finissons par atteindre la plage de Barcelone...

Ouf, on est loin de la plage tranquille de Portiragnes! C'est plein de monde! Et les monokinis de Portiragnes peuvent aller se rhabiller. Ici, c'est presque Ibiza! Mais regardons plutôt la mer. Toujours belle, toujours bleue. Et les vagues. Wow. Elles sont plus violentes que là où nous étions. Les gens s'y lancent et se font rejeter sur la plage. Nous nous étions assis sur la plage et une vague a roulé jusqu'à nous. On s'est ramassé avec un fond de culotte mouillé. Ça faisait rigoler Éléonore toute cette déferlante de vagues. Nous tenterons d'y retourner cette semaine dans l'espoir que ce soit plus tranquille.

Nous avons rejoint le métro Barceloneta et sommes entrés à la maison, où nous avons souper d'un riz aux légumes (Éléonore devait manger du riz). Soirée tranquille où nous avons regardé le reportage sur les gitans.

Aujourd'hui, MA a décrété que nous prenions ça relax. Nous avons laissé dormir Éléonore qui s'est levée à 11h30! Elle avait besoin de refaire le plein d'énergie.

Personne d'autre n'a été malade. Barcelone est vraiment une belle ville. Pas de regret de l'avoir choisie.

Monique, la photo du jour te fera un beau fond d'écran.


La suite de nos aventures

vendredi 17 juillet 2009

Je vous disais hier qu'Éléonore n'avait pris aucun tapas. Je ne vous avais pas dit que durant la journée elle n'avait pas terminé son calippo à la fraise. On se demandait pourquoi?

Cela aurait dû nous mettre la puce à l'oreille.

Que ceux qui n'aiment pas Rabelais s'abstiennent de lire ce post.

En effet, hier soir, elle n'allait pas très bien. À 2h du matin, un petit corps trop chaud est venu se coller près de moi. C'était Éléonore, fiévreuse. MA a fait des fouilles pour trouver un thermomètre. Il en a trouvé un qu'il voulait lui mettre dans la bouche. Euh... non. Je ne pense pas que tu lui mettras ce truc dans la bouche, ne sachant pas où il est passé avant! Toujours est-il que la température axillaire marquait 38,5. Allez hop, on lui donne des tylénols, qu'elle vomit 1 heure plus tard.

Elle est toute faible et chaude. Je la couche entre nous deux, lui mets une débarbouillette sur le front et la regarde ne pas dormir. Comme d'habitude, quand une des filles et malade, j'imagine le pire. J'écris à la propriétaire pour lui demander une adresse d'hôpital ou de médecin qui parle français ou anglais (merci encore une fois à ce super mini ordi que MA a eu la lumineuse idée d'acheter). Je localise aussi sur Internet une liste de médecins de Barcelone qui parlent français.

Nous nous levons tôt, car la femme de ménage doit arriver vers 9h30. Entre-temps, la proprio a répondu: l'hôpital pour enfants se trouve à 10 minutes. On se prépare et on part tous les 4. Marguerite et moi descendons les 4 étages à pied tandis que MA descends en ascenseur avec Éléonore. Très mauvaise idée. En sortant de l'ascenseur, Éléonore fait un petit rototo et vomit presque sur les pieds de deux locataires de l'immeuble qui attendent l'ascenseur. Ils nous parlent en calatan, pleins d'une commisération que nous ne comprenons pas.

Éléonore ne veut pas prendre de taxi, alors nous marchons vers l'hôpital. Une fois arrivés, elle fait un petit pépéto dans ses culottes!!! MA court aux toilettes pour la nettoyer. Il rince son legging, qu'il lui remet tout mouillé. Jette sa culotte. Ça fait pitié un brin.

Entre notre arrivé et la fin de la consultation avec le médecin, qui parlait français: 15 minutes. Vive le privé. Je sais, ça n'a aucun sens que je dise cela. Je devrais garder cette pensée pour moi. Pratiquement aucune attente dans cet hôpital de pointe dans lequel les filles remarquent les écrans plasma. 58 euros et nous ressortons avec un verdict de gastro. No calippo, no Chuppa Chups a dit le médecin. On arrête à l'épicerie acheter du riz et des carottes. Changement de régime.

MA entre à l'appart avec Éléonore, car il a un texte à écrire pour FS.

Je pars en autobus avec Marguerite pour aller nous promener sur la Rambla. On prend l'autobus vers la Plaça Catalunya. Vingt minutes plus tard, l'autobus nous ramène devant chez nous. C'est le truc le plus twit qui me soit arrivé. C'est digne de Dupont et Dupond. Qu'à cela ne tienne, on décide d'y aller en métro. Cette fois ça marche. Une fois sur la place, je vois bien que l'autobus n'y est jamais passé! Nous marchons sur la Rambla, avenue emblématique de Barcelone. Bof, Marguerite et moi ne sommes pas impressionnées: beaucoup de touristes, de boutiques made in China, etc. Notre bon coup est de nous être arrêtées prendre des tapas au Café de l'opera (désolée, je n'ai pas l'accent pour le o). On entre dans ce café et on se retrouve dans les années folles. Cet espace jure avec le reste de la Rambla, complètement xxie siècle et toc.

On marche ensuite vers la statue de Colomb, dans le port. Le vent est bon, l'air de la mer fait du bien. On rentre ensuite retrouver l'autre moitié de la famille. Éléonore va mieux.

On s'est assis sur notre mini balcon en buvant un verre et en regardant les enfants jouer dans le parc. On a trouvé un Borsao pas encore vendu au Québec.

Les paris sont maintenant ouverts: qui sera le prochain atteint de ce terrible mal qu'est la gastro?

Quiz dans l'esprit de ce qui nous arrive. SVP ne pas chercher la réponse dans Internet: Selon Gargantua, personnage rabelaisien, quel est le meilleur torchecul?